Sim a garé sa décapotable rouge contre le mur du square Scipion, dans le Ve arrondissement. Un petit gros frappe le véhicule avec sa pelle, démolit un phare. Deux géantes apparaissent presque en même temps. L'une d'elles prend le saboteur et lui flanque une bonne fessée. L'autre embrasse Sim qui pleure à chaudes larmes... C'est sa maman. Fin du premier flash-back. Sim a six ans. C'est encore le "petit Simon".
Aujourd'hui, il se souvient, assis sur un banc du même square Scipion. Il y est revenu par hasard, après une absence de soixante ans. Il n'avait jamais revu ce coin de Paris un peu provincial où il vécut une partie de son enfance. Maintenant, le passé remonte, aidé par la présence d'un vieil homme, Vincent Terrien. Le père de celui-ci avait un café, rue du Fer-à-Moulin.
A partir de cette rencontre, en bavardant avec ce témoins, Sim va et vient dans le temps. A mesure qu'il s'immerge dans ses jeunes années, il s'éloigne des tracasseries d'aujourd'hui, de la rançon de la gloire, pour replonger à la source fraîche de son existence.
Il enlève son masque de clown, renonce aux grimaces, aux facéties, pour retrouver la graine d'homme qu'il fut. Ses vacances en Bretagne, la patinette, la mercerie, l'église Saint-Médard, le caniche du bazar, il y a tout ça dans ses souvenirs. Des riens, des trésors grâce auxquels un Sim inconnu se découvre à nous, drôle et tendre.
Etat : abîmé