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Illusions perdues / Honoré de Balzac / La bibliothèque -9- Le Figaro 2009
Illusions perdues, l'un des plus longs romans de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac, a été publié en trois parties entre 1837 et 1843 : Les Deux Poètes, Un grand homme de province à Paris et Les Souffrances de l’inventeur. Dédié à Victor Hugo, ce texte fait partie du vaste ensemble des Études de mœurs de La Comédie humaine et, plus précisément, des Scènes de la vie de province. Attaché à ce qu'il qualifiait comme « une histoire pleine de vérité », Balzac considérait le triptyque composant Illusions perdues comme un élément capital de son grand œuvre.
Inspiré à Balzac par son expérience dans l'imprimerie, Illusions perdues raconte l’échec de Lucien de Rubempré, jeune provincial épris de gloire littéraire. En contrepoint au parcours malheureux de ce « grand homme de province », alternativement héros et antihéros plein de faiblesses, l'histoire évoque les modèles de vertu que sont la famille de Lucien et le Cénacle, cercle intellectuel de « vrais grands hommes ». Les « illusions perdues » sont celles de Lucien face au monde littéraire et à sa propre destinée, mais aussi celles de sa famille envers les capacités et les qualités humaines du jeune homme.
Mal reçu par la critique de son époque, ce livre est devenu ensuite pour beaucoup, dont Marcel Proust, l'un des meilleurs de Balzac. Balzac en a écrit la première partie entre juillet et novembre 1836, écrivant à marche forcée pour échapper à une mise en demeure de son éditeur.
L’action se déroule sous la Restauration. Le roman peint les milieux de l'imprimerie et des cercles littéraires. Il raconte les illusions perdues de Lucien Chardon, qui préfère se faire appeler du nom noble de sa mère, Rubempré. Lucien de Rubempré est un jeune provincial cultivé qui monte à Paris pour devenir écrivain. Mais, devant les difficultés, il se lance dans le journalisme et y connaît un certain succès. Son revirement monarchiste cause sa ruine. De retour à Angoulême, il essaie d'obtenir l'appui de son ami imprimeur, David Séchard. Mais ce dernier, à qui des concurrents tentent de voler un procédé de fabrication du papier, est emprisonné à cause de Lucien. Rubempré veut se suicider, mais il en est empêché par un prêtre qui, en échange de sa servilité totale, lui donne l'argent pour délivrer son ami.
La dédicace du livre est attribuée à Victor Hugo, déclaré par Balzac digne héritier du ministre anglais William Pitt le Jeune, du peintre italien Raphaël et de l'écrivain français François-René de Chateaubriand. Balzac affirme qu'Hugo est sorti victorieux d'une lutte contre les journalistes.
730 pages
13cm x 20cm