Née à Paris en 1931, elle gérait son entreprise textile de 1957 à 1965 puis commença à fabriquer des boutons.
En 1969, lorsque son mari Fernand Steinberger mit au point un procédé de stratification de rhodoïd (feuilles d'acétate de cellulose) avec des textures et couleurs intéressantes, elle eut l’idée d’en faire des broches bracelets, bagues, boucles d'oreilles, bracelets et, plus rarement, miroirs et étuis à cigarettes.
Elle produisit une gamme de modèles extrêmement variés et colorés jusqu’en 1981 lorsque son entreprise de 50 travailleurs dut s’incliner face à la concurrence asiatique qui produisait en masse.
Ses modèles paraissent issus des années 30 car, outre le style, l'acétate de cellulose qu’elle utilisait ressemblait fortement à la bakélite et certains plastiques plus anciens, comme la galalithe.
Après la fin de son entreprise en 1981, un marchand de New York acheta une grande partie de son stock pour vendre aux Etats-Unis. La créatrice française y devint ainsi célèbre après la fermeture de son entreprise. Sa biographie sur Wikipedia n’est d’ailleurs qu’en anglais et allemand…
Dans la fin des années 80, Léa Stein revint à la fabrication de bijoux en plastique, créant un nouveau modèle chaque année. Aujourd'hui difficiles à trouver, on doit partir en chasse sur la Toile, au gré des sites de collectionneurs et seconde main.
On peut visiter, par exemple, le site de Sheryl, Art Deco Emporium