Hubert Renard Sans titre Re:Pacific N111


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Hubert Renard

Sans titre

Roman

***

No 111 de la collection Re:Pacific

art&fiction

Livre d'occasion en presque parfait état (proche de l'état neuf)

Prix neuf chez l'éditeur : 37 Chf

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Introduction


Sans titre est un roman, ou plus exactement un recit dans le genre des temoignages dont regorge l’edition contemporaine, du type «ma vie est passionnante» ou «toute la verite sur ce que j’ai vecu»… Ce sont les souvenirs d’une œuvre d’art, un des chefs-d’œuvre du XXIe siecle. En se decouvrant soudainement un don de parole, cet objet, expose dans l’immense musee du Nouveau Louvre, decide de raconter son histoire a un visiteur, pour corriger les versions officielles qui lui semblent trop eloignees de la realite. C’est le premier roman d’Hubert Renard, plus habitue a faire des images qu’a ecrire de la litterature. Il tente de decrire la fabrique de l’art, mais surtout d’inventer, a travers la naivete d’une voix imaginaire, une facon de raconter, de mettre en image les rouages du systeme culturel, tout en s’eloignant des analyses structurelles qui ont deja ete faites. Il s’agit ici de chercher, a travers la voix fictive d’une œuvre, ou se cache le mystere de l’art. Difficile de determiner – mais est-ce important ? – si ce livre est a ranger du cote de la litterature ou du cote des arts plastiques…

Ne en 1965 a Lyon, Hubert Renard vit et travaille a Paris. Il construit sa propre et possible carriere d’artiste, en accumulant une documentation constituee de catalogues d’exposition, d’articles de presse et de monographies.
Du meme auteur:
Stille Gesten – Kunsthalle Krefeld, 1990 , Incertain Sens, 2001
La conference des echelles , CD-ROM, Incertain Sens, 2002
Des Illusions ou l’invention de l’art, un livre d’Alain Farfall , Incertain Sens, 2008
Une monographie , CDLA/Burozoique/ Fondation Rosario Almara, 2009
Catalogue de poche, raisonnable et procrastine , uls pocket n° 9, (un)limited store editions, 2009
Les discours de Pully , Incertain Sens, 2009
«Le voleur» , in Mode de vie , art&fiction, 2010

SANS TITRE
Premier volume de la collection Re:Pacific, edition etablie par Christian Pellet et l’auteur.

COLLECTION RE:PACIFIC
Maquette: Philippe Weissbrodt, matiere grise, Lausanne
Police de caracteres: Tiina, Valentin Brustaux, Geneve
Mise en page: Indoors, Lausanne
Production: Datatype SA, Lausanne
Impression et reliure: La Buona Stampa, Pregassona
Avec le soutien de: Loterie Romande, Fonds des arts plastiques de la Ville de Lausanne, Ville de Genève.

REVUE DE PRESSE

18/05/2019
«SANS TITRE, de Hubert Renard» par Sylvie Berthemy

LA CAGE DE L’OMBRE FORTE, 03/2013
«À propos de Sans Titre de Hubert Renard», par Marguerite Dewandel.

E-LITTTERATURE.NET, 12/01/2013
«Un narrateur bien encombrant», par Jean-Paul Gavard-Perret.

LELITTERAIRE.COM, 07/01/2013
«Entretien avec Hubert Renard ( Sans titre )», par Jean-Paul Gavard-Perret.

GENEVE SE LIVRE #5, 2013
« Sans titre », par Christian Pellet

Edition Info

art&fiction - éditions d'artistes

N°  
111

Auteur·e·s  
Hubert Renard

Genre  
Roman

Pages  
192

Poids  
481 gr. / livre grand format / épaisseur plus de 2cm

Collection  
Re:Pacific

ISBN  
978-2-940377-60-2

Date de parution  
novembre 2012

art&fiction

Voyage à rebours par Elisabeth Jobin Publié le 20.01.2014

Alexandre Friederich a un faible pour les titres obscurs. Orogrog , son avant-dernier opus, nous avait abandonnés à nos questions. 45-12, retour à Aravaca , publié en 2013, désarçonne également au premier abord. Cependant le livre, qui se présente comme un voyage dans le temps et dans les carnets de notes de l’auteur, contient dans sa structure la signification de son titre. Le récit s’ouvre sur une entrée de 2011 – Friederich a alors 45 ans – et se termine sur un texte écrit à l’âge de 12 ans. Voilà pour les 45-12. Quant à Aravaca, il s’agit du village espagnol où vivait le garçon au moment de cette première prise de note, soit l’un des dix-huit lieux de résidence que mentionne l’auteur dans son livre. Les façades de ces maisons sont d’ailleurs données en photos noir et blanc, balisant les pages du volume.

Dans Orogrog , l’auteur narrait sa traversée de la France à bicyclette, ses étapes et ses nuits passées dans l’inconfort de la forêt, terrain sauvage duquel il voulait se rapprocher. Retour à Aravaca explore lui aussi le déplacement, mais de façon plus abstraite, puisque le mouvement est à la fois temporel et intellectuel: l’auteur y parcourt les années de son existence. En trente ans, ses perceptions évoluent, tandis que son tempérament et son humour désabusé demeurent intacts. Friederich dévoile ses pensées, des éclats de sa vie, sélectionnant quelques paragraphes par année parmi les 10'000 pages que compte réellement son journal.

Penseur issu de la marginalité, Friederich présente dans ses notes l’écriture en outil philosophique. Grâce à elle, la matière de nos jours est mise en évidence. «Ayant écrit sans relâche depuis le matin, je suis léger. Coupé de la réalité, lié aux hommes», note l’auteur, ironique. L’écriture, en compagne de vie indispensable, permet d’une part d’ordonner la petite absurdité des jours; de l’autre de considérer les expériences vécues à la lumière de la lecture, qui revient souvent dans les notes de Friederich. Le quotidien, dessiné sur le vif et révélé en pointillé, adopte alors une tournure étonnamment narrative. Il semble que chaque jour recèle le potentiel d’une histoire ou d’une réflexion, que seul l’acte d’écrire est capable de dévoiler.

Se prêter au jeu de Friederich nécessite une attention soutenue: le lecteur doit tracer son propre chemin à travers les notes, en accepter les lacunes et sauter d’une année à l’autre. Pas de fil conducteur ici, si ce n’est la figure de l’auteur, qui de l’adulte régresse à l’enfant. Le texte suit son évolution à rebours, perd peu à peu ses personnages pour en gagner d’autres, se délocalise sans cesse. Cette composition, en rupture avec les lois du récit, fait finalement de Retour à Aravaca un voyage stimulant. Le livre terminé, on se sent l’envie d’imiter l’auteur et de passer ses jours au crible de l’écriture.

Note critique

45-12, retour à Aravaca est un voyage dans le temps et dans les carnets de notes d’Alexandre Friederich. Reprenant son journal tenu entre l’âge de 12 et 45 ans, l’auteur sélectionne quelques paragraphes par année. Il procède à rebours, commençant par l’entrée la plus récente. Le quotidien, dessiné sur le vif et révélé en pointillé, adopte une tournure étonnamment narrative, comme si chaque jour recélait le potentiel d’une histoire. Remarqué en 2011 avec Orogrog , récit de sa traversée de la France à bicyclette, Friederich renoue ici avec le genre de la note philosophique, autobiographique et ironique.

( Elisabeth Jobin , «Viceversa littérature» n. 8, 2014)

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