L'éducation sentimentale / Gustave Flaubert / Rencontre Lausanne 1968
L’Éducation sentimentale, histoire d'un jeune homme est un roman d'apprentissage en forme de récit initiatique et en partie autobiographique de Gustave Flaubert, publié le 17 novembre 1869 chez Michel Lévy frères et considéré comme l'un des romans les plus influents du XIXe siècle. Avec en toile de fond historique la révolution de 1848, il traite de la quête de l'amour à travers l'expérience d'un jeune homme sensible et de nature contemplative et se conclut par le constat que l'amour ne se prête à aucun apprentissage.
Le cœur du récit est lui-même tiré du roman de Sainte-Beuve, Volupté, qu’Honoré de Balzac avait déjà traité et d’une certaine manière réécrit avec le Lys dans la vallée. Le roman de Flaubert reprend le même sujet[1] selon des règles narratives entièrement neuves, réinventant le roman d'apprentissage allemand et français (Le Rouge et le Noir, Illusions perdues), pour lui donner une profondeur et une acuité nouvelle.
Le roman est dans l'ensemble mal accueilli lors de sa parution. George Sand et Émile Zola figurent parmi ses rares défenseurs. Il est au contraire vivement critiqué par Henry James. Par la suite, il devient, à la suite de Marcel Proust[2], un livre de référence pour les romanciers du XXe siècle.
L'Éducation sentimentale est le fruit de trois essais de jeunesse de Flaubert. Ainsi de janvier 1843 à janvier 1845 il produit une première Éducation sentimentale qui succédait à la rédaction de Novembre, achevé le 25 octobre 1842, et à une toute première ébauche de jeunesse intitulée Mémoires d'un fou en 1838[3]. Le roman définitif est rédigé à partir de septembre 1864 et achevé le 16 mai 1869 au matin.
534 pages
12cm x 18cm