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IDA de Pawell PAWLIKOWSKI - POLOGNE

23 oct. 2019 à 13:08

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IDA de Pawell PAWLIKOWSKI - POLOGNE

"Tombe la neige, tombe les larmes" OSCAR 2015 MEILLEUR FILM


 

Chef d'oeuvre du réalisateur polonais

Pawell PAWLIKOWSKI

IDA

Tombe la neige, tombe les larmes

 

OSCAR 2015 MEILLEUR FILM ETRANGER

BEST FILM

 

POLOGNE / POLAND / POLSKI

 



 

En état NEUF

 


  • Acteurs : Agata Kulesza, Agata Trzebuchowska, Dawid Ogrodnik, Jerzy Trela, Adam Szyszkowski
  • Réalisateurs : Agata Kulesza, Agata Trzebuchowska, Dawid Ogrodnik, Jerzy Trela, Adam Szyszkowski
  • Format : Noir et blanc, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Audio : Polonais, Français
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Studio : Memento Films
  • Date de sortie du DVD : 1 juillet 2014
  • Durée : 1 H 19 minutes
  • Bonus : Making of / Interview et filmographie de Pawel Pawlikowski / Revue de presse / Bande Annonce

From acclaimed director Pawel Pawlikowski (Last Resort, My Summer of Love) comes IDA, a moving and intimate drama about a young novitiate nun in 1960s Poland who, on the verge of taking her vows, discovers a dark family secret dating from the terrible years of the Nazi occupation. 18-year old Anna (stunning newcomer Agata Trzebuchowska), a sheltered orphan raised in a convent, is preparing to become a nun when the Mother Superior insists she first visit her sole living relative. Naïve, innocent Anna soon finds herself in the presence of her aunt Wanda (Agata Kulesza), a worldly and cynical Communist Party insider, who shocks her with the declaration that her real name is Ida and her Jewish parents were murdered during the Nazi occupation. This revelation triggers a heart-wrenching journey into the countryside, to the family house and into the secrets of the repressed past, evoking the haunting legacy of the Holocaust and the realities of postwar Communism. In this beautifully directed film, Pawlikowski returns to his native Poland for the first time in his career to confront some of the more contentious issues in the history of his birthplace. Powerfully written and eloquently shot, IDA is a masterly evocation of a time, a dilemma, and a defining historical moment; IDA is also personal, intimate, and human. The weight of history is everywhere, but the scale falls within the scope of a young woman learning about the secrets of her own past. This intersection of the personal with momentous historic events makes for what is surely one of the most powerful and affecting films of the year.


Un bijou d’esthétisme aux émotions enfouies qui nous emplissent d’un sentiment fort de mélancolie. L’un des grands films de cette année.

L’argument : Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l’occupation nazie.

© Sylwester Kazmierczak

Notre avis : Pawel Pawlikowski rebondit après les circonvolutions fantastico-psychologiques de l’étrangeFemme du Ve qui n’avait guère séduit la critique et donc éconduit le public. Le réalisateur de Summer of lovedémontre qu’il n’est donc pas le réalisateur d’un seul film, mais bel et bien un auteur sur lequel il faut compter. En regagnant sa Pologne natale pour évoquer une histoire ancrée au début des années 60, il revient à l’essence même d’une culture empreinte de souffrance, qui s’est nourrie des massacres opérés par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Une culture forgée par le devoir de mémoire et manifeste dans un art pictural dépressif et surréaliste (Beksinski, Starowieyski, Gorowski...). Au cinéma, l’emprise féconde de la mélancolie et de la religiosité locale a permis aux sensibilités fabuleuses de Zulawski, Wojciech Has, Jerzy Kawalerowicz, Wajda ou Polanski, de s’exprimer dans des œuvres à la beauté et à la force imparables, qualité locale partagée entre voisins quand on pense au Russe Elem Klimov et à son ultime chef d’œuvre Requiem pour un massacre.
Avec Ida, Pawlikowski délaisse la Pologne contemporaine pour se faire le chantre de sa reconstruction de l’après-guerre. Dans un noir et blanc sublime, écrin du temps passé, il dépeint une nation de non-dits, recelant de secrets déchirants, où la campagne et la ville sont juxtaposées avec la même volonté de justesse de reconstitution. L’objectif est clairement de retrouver la texture émotionnelle (les jeunes qui s’amusent sur des airs de jazz) et esthétique (les édifices fissurés) d’une époque, un peu comme chez Béla Tarr, en version courte, puisque le film ne dure qu’1h20.
© Sylwester Kazmierczak

Le récit initiatique en forme d’enquête personnelle sur sa propre histoire, est âpre dans son propos ; on suit le parcours de la jeune Ida, catholique qui se découvre d’origine juive, la veille de prononcer ses vœux. Des racines insoupçonnées pour celle qui a vécu cloîtrée loin du monde et de ses tourments. En quête de ses origines, la jeune femme peu loquace de par son mode de vie qui l’a entraînée à l’intériorité, quitte quelque temps sa réalité du monde, un couvent austère, pour découvrir la nouvelle Pologne, emplie de vie et de jeunesse, d’un avenir conjugal pour elle, peut-être. Les sentiments fougueux deviennent charnels en la personne d’un jeune artiste bohème, qui pourrait apaiser ses questionnements. Mais le rapport aux racines familiales qu’incarne sa tante, qu’elle découvre, va la mener sur la route d’une tragédie du sang traumatisante. 
© Sylwester Kazmierczak
Avec la finesse de son personnage principal, l’innocence d’un regard juvénile qui, en fin de compte, n’est pas tout à fait naïf, car Ida se montre d’une force psychologique insoupçonnée, le film de Pawel Pawlikowski ravive des plaies non cicatrisées. Il appose à la jeune femme une contrepartie familiale abîmée par la vie, dans le personnage, a priori solide et militant de la tante, dont la dépression et l’alcoolisme révèlent la réalité du poids du passé, celui d’une nation dans le déni, ou certains se tournent vers la religion comme pour mieux panser les blessures, et d’autres doivent affronter des tourments insupportables avec les moyens psychologiques du bord. Alors que le futur s’ouvre sur la Pologne, qu’une jeunesse s’éprend de son cycle de vie avec l’étincelle qui la caractérise, dans les villes reconstruites qui préfigurent d’autres perspectives, Ida arbore des cadrages somptueux, une réalisation délicate qui confine à la perfection esthétique... Le film se fait la récitation magnifique d’un poème mélancolique empreint de religiosité, de militantisme athéiste, et se savoure en un devoir de mémoire exemplaire, suffisamment adroit pour ne pas asséner le spectateur d’un message fastidieux. Les âmes ici sont grises et l’humain dépeint dans toute sa complexité. Pawel Pawlikowski n’est pas juge, mais un brillant artiste, avec une authentique vision de cinéma. Et en 2014, c’est sûrement l’une des plus belles.

Triomphe d’Ida aux European Film Awards

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