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Géraldine Brooks - L'autre rive du monde

25 févr. 2019 à 16:48
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Description

Géraldine Brooks - L'autre rive du monde


GERALDINE BROOKS

L'AUTRE RIVE DU MONDE 



Editeur : Belfond

Collection : Littérature étrangère

Parution : avril 2012

Format : Broché

Comme neuf

Pages : 372 pages

EAN13 : 9782714451286


Aux États-Unis, Massachusetts, 1660-1715.

Installé avec une poignée de pionniers anglais sur les terres de Marthas Vineyard, une île au large de Cap Cod, le pasteur John Mayfield, homme de foi et grand humaniste, sest donné pour mission de repousser les frontières du paganisme et damener au calvinisme les tribus Wampanoag locales.
Un jour, alors quelle explore lîle, Bethia, la fille du pasteur, croise le chemin du jeune Cheeshahteaumack. Une rencontre incongrue, premier pas vers une amitié aussi inébranlable que secrète. Curieuse, Bethia se laisse initier aux rites païens des Wampanoag. En échange, la jeune fille accepte denseigner langlais et les Saintes Écritures à son nouvel ami, quelle rebaptise Caleb.

Mais lorsquune épidémie de variole emporte sa tribu, Caleb trouve refuge auprès de John Mayfield. Intrigué par sa formidable intelligence, le pasteur va faire de ce jeune Indien un modèle dintégration et de conversion. Son obsession : lenvoyer à Harvard afin den faire le porte parole de Dieu. Dans lombre de Caleb, Bethia tente elle aussi de trouver un chemin pour dépasser sa condition de femme et assouvir sa soif de connaissance


JE REGROUPE VOLONTIER VOS ACHATS : (7 FRANCS JUSQU'Á 2KGs; 9 FRANCS JUSQU'Á 5KGs Etc;)

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Note:: Ce roman est inspiré de faits réels. Geraldine Brooks a tissé une intrigue à partir de ce qu'elle a pu savoir de la vie de Caleb. Dans la postface, elle explique ce qui est vrai et ce qui est fiction.

L'ouvrage:
1660, colonie de Martha's Vineyard.
Au hasard d'une promenade, Bethia Mayfield, fille de pasteur, rencontre un indien d'environ son âge. Ils deviennent amis. Plus tard, le jeune garçon entreprendra des études sous l'égide du père de Bethia.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Il y a quelques mois, j'ai lu «L'amant de Patagonie» auquel j'ai reproché d'être trop cliché et pas assez creusé. Je n'ai donc pu m'empêcher de faire le parallèle en lisant «L'autre rive du monde». En effet, le roman de Geraldine Brooks aborde, lui aussi, le thème de la colonisation. Bien sûr, il se passe bien avant «L'amant de Patagonie», mais le thème reste le même. Il me semble que Geraldine Brooks prend le temps de créer des personnages et des situations creusées. À travers Caleb, Bethia, Anne, Joël, Makepiece, et même le père de Bethia, elle présente toute une gamme de situations, de réactions, et rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. J'ai beaucoup apprécié cet approfondissement. Bien sûr, la colonisation fut une mauvaise chose, même si certaines bonnes choses en découlèrent, parce qu'elle signifiait priver des peuples de leur identité, de leurs biens. Bethia souhaite que tout le monde cohabite, prône la tolérance, etc, mais il n'en reste pas moins que les Anglais (en l'occurrence) sont venus voler des peuples et tenter de les convertir. Un échange de savoirs aurait été possible si les colons ne s'étaient pas mis en tête de faire leurs les terres d'autrui, et donc, de les en chasser. Il est assez difficile d'accepter et de comprendre le pédantisme des colons qui étaient persuadés (en tout cas, ceux qui étaient ouverts et tolérants) d'agir au mieux pour tous.

À cause de l'époque et du fait que l'héroïne est fille de pasteur, on peut craindre que les personnages soient un peu trop bigots. C'est quelque peu le cas, mais il est très intéressant de voir pourquoi et comment la jeune fille en vient à douter, malgré sa foi et l'assurance que Dieu la punit de certains péchés. Elle souffre lorsqu'elle remet ses croyances en question, mais elle possède un fort caractère et une ouverture d'esprit qui font qu'elle est capable de supporter et de profiter de cette remise en question. Les conversations qu'elle a avec Caleb à propos de leurs croyances la perturbent, mais finissent par faire leur chemin en elle. De ce point de vue, le personnage de Bethia est très intéressant. D'une manière générale, les personnages centraux ne sont pas manichéens.

Son père est également un personnage qui peut pousser à la controverse: il a de bonnes intentions et est tolérant, mais son but n'est pas honorable: il souhaite tout de même convertir les indiens.

Les motivations de Caleb ont été inventées par l'auteur, mais elles sont vraisemblables. Il n'est pas forcément aisé de créer un récit à partir de faits. Je trouve que la romancière s'en est très bien tirée.

L'intrigue ne souffre d'aucun temps mort. J'ai apprécié la structure, même si je n'ai pas vraiment vu l'utilité de la grosse ellipse séparant la deuxième et la troisième partie. Bien sûr, elle permet à Bethia de faire quelques digressions qui font que le récit ne prend pas fin de manière brutale.
Quant aux événements, il en est un que j'espérais, mais le fait qu'il ne soit pas arrivé rend peut-être le tout plus crédible.

Éditeur: Belfond.

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