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Jean Rouaud - Des Hommes Illustres

Angebot beendet | 17. März 2019, 17:08
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Beschreibung

Jean Rouaud - Des Hommes Illustres

Prix Goncourt 1990

Jean Rouaud - Des Hommes Illustres


Prix Goncourt 1990


Livre en parfait état (comme neuf)


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Dans la famille Rouaud, on demande le père : Les Champs d'honneur nous plongeait dans l'histoire des morts de la famille, Des hommes illustres redonne vie aux chers disparus, et au premier d'entre eux, le père. Père prodigieux qui sait tout : à la fois rendre la justice, réparer les catastrophes, surprendre sa petite famille. Aussi à l'aise dans les rues de Paris que sur les routes de Bretagne, il fédère toutes les énergies et suscite toutes les admirations, celle de son fils bien sûr, mais des autres aussi : pour tout le monde, il est le grand Joseph, celui qui connaît toutes les solutions, tous les remèdes. Mais alors, pourquoi n'a-t-il pas su déjouer le mauvais tour que la mort lui préparait un lendemain de Noël ? On ne meurt pas comme ça, sans prévenir, à 41 ans : en tout cas, c'est ce que croyait le petit Jean avant ce premier "couac" de l'enfance.


Avec des mots d'adulte mais un regard d'enfant, Jean Rouaud réveille l'histoire de son père, mêlant les accents du coeur à une juste pudeur. --Karla Manuele 

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Poche: 173 pages

Editeur : Editions de Minuit

Souple

Langue : Français


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Premier roman de Jean Rouaud, l'auteur va par la suite en faire une série de cinq livres autobiographiques : Des hommes illustres (1993) ; Le monde à peu près (1996) ; Pour vos cadeaux (1998) et Sur la scène comme au ciel (1999).


Ce livre, comme les suivants, raconte la vie de sa famille. Et pour ce premier roman, ce serait plutôt la mort de 3 des membres de la famille : le père du narrateur (Joseph), sa tante (Marie) très dévôte et le grand-père maternel (Alphonse). On est encore à l'époque dans le département de la Loire-Inférieure. 


 


Et pourtant, si ce livre raconte des morts, il ne faut pas oublier qu'ils ont été vivants avant de mourir et l'auteur raconte des moments de vie avec beaucoup de fraîcheur et d'humour. Les voyages dans la 2 CV du grand-père sont de véritables pages d'anthologie.


 


Page 127 : "C'était un temps de fin d'hiver : averses et vent, ciel embrouillé, nuages effilochés ton sur ton dans la grisaille, et un froid humide que le pitoyable véhicule laissait entrer par ses innombrables fissures. Nous avions essayé en vain de tenir à quatre sur la banquette arrière. Mais maman avait beau être menue, ce qui était envisageable dans le DS nous apparentait à des sardines en boîte dans la voiture de grand-père. Grand-mère avait vite trouvé la solution : elle n'irait pas au Pont-de-Pitié, voilà tout, et d'ailleurs ce n'était pas comme si la tante avait encore eu toute sa connaissance".


 


La grande guerre apparait furtivement dans le récit. Quelques pages très généralistes pour une guerre qui a tué deux membres de la famille (un Joseph également et emile, deux grand-oncles du narrateur) mais tellement efficace pour en montrer l'horreur, à l'image de cet extrait :


 


Page 153 : "... Il y avait des mois que les trente étaient des millions, décimés, épuisés, colonie de morts-vivants terrés dans les boues de la Somme et de la Marne, lancés abrutis de sommeil dans des contre-attaques meurtrières pour le gain d'une colline perdue le lendemain et le massacre de divisions entières, pions déplacés sur les cartes d'état_major par d'insensés Nivelle, plan Schlieffen contre plan XVII, tête-à-tête de cervidés enchevêtrés figés dans leurs ramures. Les règles de la guerre, si précieuses à Fontenoy aux ordres du dernier des dondottieres, provoquaient dans cette querelle d'arpenteurs des bilans d'abattoir et une esthétique de bauge. La facture s'alourdissait."


 


On ne suit pas un ordre chronologique dans la lecture de ce texte. On se promène dans la vie de ces gens. On a la fugue du grand-père par exemple qui a dit être allé au musée alors qu'il a pris le bateau pour l'île du Levant, là où sont les nudistes. La tante Marie passe ses journées à faire croire qu'elle est très occupée...


 


Quotidien et mort se cotoient, comme dans toute vie. Car cette famille, celle de Jean Rouault pourrait aussi être la nôtre. Qui n'a pas eu une tante dévôte, un grand-père rêveur qui passe ses après-midis à aller dans le grenier retrouver tous ses rêves de jeunesse, un oncle mort à la guerre...


 


Seulement, tout le monde n'est pas écrivain pour agencer son histoire de manière à en faire un grand livre où le style presque semble pourrait nous égarer. Non, Jean Rouaud est un grand auteur et cette relecture  20 ans après me rappelle que je n'ai pas lu les autres...


 


Alors, promis, je vous parlerai dans les mois qui viennent des 4 autres tomes... Car on ne peut pas en rester là après avoir lu "les Champs d'Honneur".


 


Bonne lecture, 

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